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Cours particuliers de langue à Vienne (Autriche)

2012 décembre 18
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by admin

L’équipe de Leloup Translations s’ouvre à de nouvelles disciplines en offrant des cours particuliers d’allemand, d’espagnol et de français pour tous les niveaux à Vienne (Autriche). Les cours sont dispensés par des natifs diplômés et possédant une longue expérience afin de vous garantir le meilleur apprentissage.

Pour plus d’information visitez le site internet de Sprachnachhilfe Wien :

http://www.ressourcesfle.fr/sprachnachhilfe

 

Clases particulares de lengua en Viena

2012 décembre 17
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by admin

El equipo de Leloup Translations amplia su ambito de trabajo y oferta clases particulares de aleman, espanol y frances a todos los niveles en Viena. Le esperan hablantes nativos de cada lengua formados y experimentados que garantizaran el exito de sus clases particulares.

Para mas informacion visite nuestra pagina web:

http://www.ressourcesfle.fr/sprachnachhilfe/

 

 

Comment Allianz finance la destruction des forêts tropicales

2011 octobre 27
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by admin

Publié par Regenwald.org et traduit par Roxane Beucherie pour Leloup Translations

 

Si l’on se fie à son chiffre d’affaires et à sa capitalisation boursière, le groupe munichois Allianz est la première compagnie d’assurance au monde et l’un des plus grands prestataires de services financiers internationaux. Par le biais de son fonds RCM Global Agricultural Trends, Allianz investit dans trois des plus importantes et plus dévastatrices entreprises d’extraction d’huile de palme au monde : Wilmar, dont le siège se trouve à Singapour, le groupe malais IOI et l’entreprise indonésienne Golden Agri Resources (GAR). Pas moins d’un million d’hectares de forêt ont déjà été défrichés pour faire place à des plantations de palmiers à huile, cause de sérieux conflits fonciers avec la population locale.

 

En 2010, 51 millions de tonnes de cette huile tropicale bon marché avaient déjà été écoulées pour faire face à une demande toujours croissante. Les prix de l’huile de palme ayant fortement augmenté, les entreprises avaient enregistré des bénéfices records. Depuis peu, elles investissent massivement dans l’aménagement de plantations sur le continent africain. Les palmiers à huile exigent tout au long de l’année des températures élevées ainsi qu’un fort taux d’humidité, des conditions que l’on retrouve dans les régions tropicales.

 

L’exploitation du bois tropical est étroitement liée à celle de l’huile de palme. Le commerce de ces bois précieux est une autre manne financière pour les entreprises, qui leur permet d’aménager de nouvelles plantations de palmiers à huile. La majeure partie des monocultures d’huile de palme se situe ainsi dans des forêts tropicales et des forêts de tourbières encore intactes. Golden Agri Resources est chargé de l’exploitation de l’huile de palme pour le groupe indonésien Sinar Mas, dont dépend également Asia Pulp and Paper (APP), le plus gros fabricant asiatique de papier et de pâte à papier.

 

Rien, pas même les labels et certificats de développement durable, n’empêche les entreprises de raser la forêt tropicale et de s’emparer des terres de la population locale. Afin de dénoncer ces labels trompeurs, l’association « Sauvons la forêt », l’initiative « Globalfilm » ainsi que de nombreux défenseurs de l’environnement indonésiens se sont unis pour réaliser le documentaire « Les mensonges du développement durable ».

 

Le groupe munichois Allianz est, de par son chiffre d’affaires et sa capitalisation boursière, la première compagnie d’assurance au monde et un des plus grands prestataires de services financiers. Ces dernières activités sont regroupées au sein de Allianz Global Investors, dont le siège se trouve à Munich, qui gère les biens de l’entreprise mais aussi ceux des investisseurs privés et institutionnels ainsi que des fonds d’investissement et de pension.

 

Le fonds Allianz RCM Global Agricultural Trends dispose actuellement d’un actif immobilisé de 313 millions d’euros (au 30/05/2011). Sur le marché mondial des actions, le compartiment d’investissement se concentre principalement sur des entreprises de production, de stockage, de transport et de distribution de matières premières agricoles. En 2010, dans le rapport annuel du fonds, Allianz déclare que les actions du secteur agricole ont connu une évolution plus que positive au cours de l’année écoulée et souligne entre autres le rôle considérable de l’huile de palme dans cet essor.

 

Le marché allemand est directement approvisionné en huile de palme par l’entreprise Wilmar qui possède des raffineries basées à Brake près de Brême. Dans le port de Rotterdam, IOI a implanté une énorme raffinerie d’huile de palme (Loders Croklaan) qui fournit les marchés allemand et européen. Quant au groupe Sinar-Mas, il pourvoit entre autres l’entreprise suisse Nestlé.

La malédiction des ressources naturelles

2011 septembre 7
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by admin

Publié par Südwind Magazin en 07/2011 et traduit par Roxane Beucherie pour Leloup Translations.

 


Südwind

Dans le sud du Tchad, l’électricité va aux pompes à pétrole… pas à la population.

Depuis 2003, le Tchad s’est lancé dans l’extraction du pétrole, une ressource qui a profondément transformé ce pays de la région du Sahel.  Pourtant, malgré les prévisions de la Banque mondiale, elle n’a pas contribué à enrayer l’extrême pauvreté qui y sévit.  En revanche, elle a renforcé le pouvoir du président Idriss Déby.

Ruedi Küng


A première vue, l’ordre règne à N’Djamena, la capitale tchadienne. De luxueuses berlines et des quatre-quatre climatisés circulent sur les rues larges et goudronnées. Des allées bordées d’arbres longent des immeubles fraîchement sortis de terre, des ministères, des bâtiments administratifs, des écoles, un hôpital. Les ronds-points sont fleuris et ornés de sculptures. Et pourtant il n’y a pas si longtemps, en 2008, des rebelles venus de la frontière soudanaise étaient entrés dans la ville et avaient sérieusement ébranlé le gouvernement. Les deux camps avaient sorti l’artillerie lourde sans se soucier de la sécurité des habitants. Mais aujourd’hui, plus une trace de cette « guerre éclair » qui a fait plus de 700 victimes, dont une majorité de civils. C’est à l’aide logistique de la France et à la supériorité de leur armement que les troupes du président Idriss Déby doivent leur victoire. Des armes achetées grâce à l’exportation du pétrole.

Depuis huit ans, ce petit état centrafricain commence à extraire du pétrole. Les premiers champs pétrolifères exploités se situent non loin du village de Doba, au sud-ouest du pays.  Ainsi, l’exportation de l’or noir n’est possible que grâce à un oléoduc long de 1 070 km qui traverse le Cameroun jusqu’au Golfe de Guinée d’où le pétrole sera acheminé par bateau.  Ce pipeline a nécessité 3,7 milliards de dollars, soit l’investissement le plus important réalisé en Afrique sub-saharienne à l’époque. C’est pourquoi l’entreprise chargée de l’exportation, Esso-Tchad, qui représente les intérêts des multinationales américaines Exxon-Mobil et Chevron-Texaco ainsi que de l’entreprise malaise Petronas, a tout fait pour obtenir le soutien de la Banque mondiale. Son concours devait nourrir la réputation internationale de l’investissement.

De son côté, la Banque mondiale souhaitait faire du « développement d’un pays pauvre grâce au pétrole » une réalité et ainsi prouver son engagement dans la lutte contre la pauvreté.  Ce projet devait servir d’exemple pour les industries du secteur des ressources naturelles au niveau international. La « loi zéro zéro un », ou loi « 001″, entrée en vigueur en 1999 et élaborée spécialement à cette occasion, en constitue la base. Elle contraignait le gouvernement tchadien à utiliser une partie des revenus issus du pétrole pour couvrir les dépenses publiques comme l’éducation, la santé, les affaires sociales, le développement rural, les infrastructures, l’environnement et les ressources d’eau. La loi 001 prévoyait également qu’une petite partie de ces revenus profite directement aux habitants voisins des champs pétrolifères de Doba et qu’un fonds à destination des générations futures soit mis en place.

Invoquant les sentiments d’amour et de loyauté le liant à son peuple, le président Déby s’était engagé à la plus grande des transparences concernant la façon dont seraient employés les revenus provenant du pétrole. Il avait assuré de les faire contrôler par une commission dédiée et constituée de représentants de l’Etat et de la société civile. Cependant, la mission de cette « commission de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières » n’avait jamais été bien définie. En effet, la clé de répartition ne peut être utilisée que pour ce qu’on appelle des rentrées d’argent directes comme des dividendes ou des droits de licence. Les rentrées d’argent indirectes provenant des taxes, des impôts et des droits de douanes constituent la plus grande partie des revenus issus du pétrole et vont directement remplir les caisses de l’Etat en échappant au contrôle de la commission. Les revenus directs et indirects liés au pétrole représentent à eux deux plus de deux tiers des recettes totales de l’Etat tchadien.

Le Tchad, un pays tumultueux

Depuis l’indépendance proclamée en 1960, la rivalité entre le Nord du pays, d’influence arabo-musulmane et le Sud, empreint de culture africaine, est manifeste.  En 1990, Idriss Déby Itno, originaire de l’Est du pays, renverse le dictateur Hissène Habré avec le soutien du régime sud-soudanais d’Omar al Bashir. Lorsque la rébellion du Darfour débute en 2003, les dissensions entre Déby et le président soudanais installé à Khartoum s’intensifient.  En effet, en soutenant les rebelles du Darfour, al Bashir apporte son aide aux ennemis de Déby. Mais début 2010, les deux présidents trouvent enfin un terrain d’entente. Depuis, à en croire le ministère des Affaires étrangères, il n’existe plus de rébellion à proprement parler.  Selon ses porte-parole, les rebelles auraient été amnistiés et réintégrés à la vie civile. Cependant, le bruit court parmi les journalistes locaux que les leaders de la rébellion auraient été « achetés » avec des postes convoités et l’argent du pétrole.

Avec 125 000 barils par jour en moyenne, la production pétrolière du Tchad est plutôt moyenne : le Nigéria en produit 15 fois plus. De plus, d’ici 25 ans, les réserves du Tchad seront épuisées. Cependant, l’exploitation pétrolière représente une manne colossale pour le pays.  D’après Scott Miller, président d’Esso-Tchad, le gouvernement tchadien s’attendrait à enregistrer un bénéfice de 1,8 milliard de dollars au cours des 25 prochaines années. Mais en raison de l’augmentation fulgurante des prix du pétrole, le Tchad a déjà engrangé 6 milliards de dollars entre le début de l’activité pétrolière et l’année 2011 ! Pour sa part, le consortium a réalisé des revenus époustouflants : il empoche de 86 à 87,5 % du prix du baril. R.K.

La loi 001 n’a pas fait long feu. Le président Déby estimait que sa liberté à disposer des revenus provenant du pétrole était trop limitée, d’autant plus lorsqu’il a été défié par les rebelles et qu’il a eu besoin d’argent pour acheter des armes. En mai 2004, il a même échappé de peu à une tentative de putsch.  En 2005, il a fait élaborer la loi 002 qui l’autorise à dépenser l’argent du pétrole à sa guise et notamment pour la « sécurité du pays ».  L’entrée en vigueur de la loi 002 début 2006 n’a pas été du goût de la Banque mondiale, qui s’est finalement retirée définitivement du projet. La loi 002 ne laissait que peu de place au combat contre la pauvreté et à l’utilisation responsable des ressources pétrolières pour l’aide sociale.

Au sud de N’Djamena, le paysage est plat, la végétation rare. Les éleveurs de bovins du Nord mènent plus au sud leurs troupeaux de bœufs trapus aux cornes imposantes. En quête de points d’eau et de prairies où faire paître leurs bêtes, ils se heurtent à l’hostilité des cultivateurs sédentaires. Plus on progresse vers le Sud, plus le paysage se couvre de buissons, d’arbres et de palmiers. Et au milieu, une multitude de fermes. Une ligne à haute tension récemment installée mène à l’exploitation pétrolifère de Doba. L’ensemble du site est sous haute surveillance, ce qui cause bien des soucis à la population. En raison des centaines de sites d’extraction qui ont été installés entre temps, de plus en plus de villages, dits « enclavés », se retrouvent coupés de tout. Les fermiers sont souvent obligés d’effectuer de très longs détours pour accéder à leurs champs. Les habitants de la région rapportent aussi des arrestations arbitraires de la part de vigiles privés et des châtiments corporels proche de la torture à l’aide de glaçons. Les chefs locaux sont méprisés par les exploitants pétroliers. Selon un jeune homme que nous avons rencontré, c’est comme si une puissance ennemie avait décidé d’occuper leur territoire. Il regrette que les députés qu’ils ont élus pour les représenter au Parlement n’aient que faire de leur situation pourtant préoccupante et affirme que ces derniers ne se soucient que de leurs propres intérêts.

A Maikeri, l’un de ces « villages enclavés », plus de 60 enfants se pressent dans une hutte en paille qui abrite leur école. Le professeur partage son temps entre celle-ci et la case voisine, qui sert également d’école. Sur le tableau noir accroché au mur est écrite une règle de grammaire française complexe que l’un des écoliers lit à voix haute. Mais sa lecture est laborieuse et il ne comprend pas vraiment ce qu’elle signifie.

Le responsable administratif du district constate amèrement qu’en raison de l’activité d’extraction pétrolière, les habitants de la région ne peuvent plus cultiver suffisamment pour se nourrir. De plus, le stress qu’elle occasionne met en péril la structure sociale de la région.

Etabli à Doba, le cardinal Michel Russo dresse un bilan peu complaisant. Avec l’argent destiné au développement de Doba, on a construit selon lui des équipements totalement inutiles. Un stade de football est sorti de terre alors qu’il n’y a aucune équipe pour y jouer. Une école primaire a été bâtie, mais sans professeurs pour y enseigner. Un hôpital a été financé mais demeure désert car le personnel y fait défaut. Pour couronner le tout, même s’il accueillait des patients, l’approvisionnement en électricité dont il dispose ne suffirait pas à son fonctionnement. Pourtant les dirigeants d’Esso-Tchad se lavent les mains des plaintes de la population de Doba. Leur argument phare : c’est au gouvernement de s’en occuper, pas à eux. Le prélat se rend à l’évidence : il ne saurait être question d’une exploitation responsable du pétrole. Il estime que ce que la population traverse actuellement est bien pire que la colonisation.

Les sites d’extraction qui ont été ouverts depuis lors au Tchad ne sont plus exploités par Esso.  Le président Déby a accordé la licence d’exploitation à la compagnie pétrolière chinoise CNPC. En plus des installations d’extraction implantées dans le Sud, la compagnie fait actuellement construire une raffinerie non loin de la capitale et a déjà mis en place les oléoducs qui y achemineront le pétrole. Mais avant tout, la CNPC correspond parfaitement aux plans de Déby. Contrairement à l’entreprise Esso, qui ne faisait pas de secret des sommes d’argent qu’elle versait au Tchad, la compagnie chinoise opère sans la moindre transparence.  Ainsi le président, qui entame son quatrième mandat, peut disposer à sa guise des milliards que lui rapporte l’exploitation du pétrole.

Ruedi Küng a été durant de nombreuses années correspondant en Afrique pour la radio suisse et travaille désormais pour www.InfoAfrica.ch en tant qu’expert du continent africain.

 

L’Europe ne vaut-elle pas plus de 20 milliards d’euros ?

2011 juillet 5
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Publié par Feps le 21/06/11, traduit par Elodie Labbé pour Leloup Translations.

Ces derniers temps, la presse européenne, les journalistes et les hommes politiques sont moroses. Le Monde titre que la Grèce n’a plus que 10 jours pour éviter le pire. Dans un article du Financial Times, Gideon Rachman explique qu’une union politique ne sauvera pas l’Euro ! Le Frankfurter Allgemeine Zeitung affirme, quant à lui, que le contribuable allemand est celui qui court le plus de risques.

La Grèce ne peut pas manquer à ses remboursements. Si l’on suit l’exemple du Prix Nobel Paul Krugman à propos du Nevada, il nous faut accepter que la plus grande erreur commise lors la création de l’euro fut de ne pas avoir construit de structures fédérales et automatiques en cas de problème dans un état membre (structures existantes aux États-Unis)

Voilà ce qui fait défaut en Grèce en ce moment. En d’autres termes, il est grand temps d’aller vers un véritable fédéralisme européen. Nous avons en main tous les outils nécessaires : tout d’abord en appliquant réellement le Traité de Lisbonne puis en permettant aux autorités, telles que le Président du Conseil, le Haut Représentant et le Président de la Commission, d’assumer pleinement leurs responsabilités, enfin et surtout, en allant vers une gouvernance économique européenne dirigée par un ministre des finances européen, responsable des politiques financières et monétaires. Cette autorité doit avoir le pouvoir de parler et d’agir au nom des états membres. La souveraineté partagée sur les problèmes financiers et monétaires devient urgente.

Ne pas partager davantage et ne pas considérer l’avenir global de l’Europe est une grave erreur ! Quel est l’enjeu pour les différents protagonistes ?

  • Actuellement, la Banque centrale européenne possède environ 77 milliards d’obligations souveraines des états membres de la zone euro dont 40 milliards d’obligations souveraines de la Grèce. Mais ceci est une valeur nominale car la Banque centrale européenne a crédité ces obligations à des banques privées en termes réels pour une moindre valeur. Les estimations des pertes éventuelles pour la Banque centrale sont d’environ 15 à 20 milliards d’euros (voir FAZ du 21 juin 2011) en cas de dette et de rééchelonnement financier. L’Europe ne vaut-elle pas plus de 20 milliards d’euros ? La question est donc de savoir pourquoi l’Europe est aussi dure avec la Grèce.
  • L’année dernière, la Grèce a généré du profit. Les chiffres récemment publiés par le gouvernement grec montrent clairement que la Grèce est à nouveau présente sur la scène financière. Le pays a enregistré la plus grande réduction du déficit annuel jamais vue dans l’économie de la zone euro au cours de l’année passée. La diminution des variations conjoncturelles du déficit du gouvernement est de 6,7 % du PIB (de -14,9 % en 2009 à -8,2 % en 2010). Le déficit en compte courant est passé de 14 % en 2009 à 11,8 % en 2010. La croissance du PIB semble être à nouveau de rigueur, avec un taux de 4 % pour le premier trimestre de cette année ; soit précisément le taux pour la zone euro tout entière ! La question est donc de savoir pourquoi l’Europe est aussi dure avec la Grèce.
  • L’Allemagne est actuellement dans une très bonne phase : 6,1 % de croissance du PIB pour le premier trimestre 2011 ; moins de 3 millions de chômeurs (7 %) ; deuxième plus large exportateur et un excédent de la balance commerciale de plus de 186 millions de dollars pour 2010 (The Economist, 18 juin 2011). L’intérêt de l’Allemagne devrait donc être de renforcer l’Europe. La dissolution de la zone euro serait un véritable désastre pour les entreprises allemandes. Une monnaie bien plus chère et par conséquent une position sur le marché mondial bien moins compétitive. La question est donc de savoir pourquoi l’Allemagne est aussi dure avec la Grèce ?

Il n’est pas simple de répondre à ces questions. La Banque centrale européenne n’est pas une banque centrale comme la Réserve Fédérale (FED) des États-Unis. La responsabilité de la Banque centrale européenne a toujours été le maintien de la stabilité des prix, jamais le bien-être et la croissance. Depuis longtemps, la Grèce montre des signes de méfiance envers l’Europe ainsi qu’une culture politique et économique inacceptable. L’Allemagne – mon pays d’origine — est dirigée par un gouvernement libéral et conservateur qui porte un regard populiste sur les problèmes de l’Europe afin de s’attirer les votes de droite et des nationalistes aux élections régionales qui auront lieu cette année ainsi qu’aux élections nationales de 2013. Voilà du populisme pur et simple !

Mais l’Europe ne se résume pas à des chiffres et représente bien plus que des votes populistes. L’Europe, c’est le bien-être, la croissance, la compétitivité, c’est trouver des réponses aux défis démographiques qui nous guettent. L’Europe c’est aussi l’emploi.

Ainsi, chaque crise devrait être considérée comme une chance d’avancer et d’aller plus loin dans la réflexion. Même si, en ce moment, nous ne voulons pas d’un autre débat sur la mise en place de nouvelles institutions européennes, il faut être bien clair : sur le plan politique, la construction de l’Union n’est pas terminée. Une avancée dans l’intégration signifierait une responsabilité et une souveraineté européennes plus partagées. Il est temps de convaincre les citoyens des états membres que l’Europe est réellement la solution !

La crise grecque actuelle fait partie du processus d’intégration européen. Les dirigeants devraient comprendre qu’« être dos au mur » c’est l’occasion d’avancer et de surmonter les problèmes.

Deforestación: las raíces del mal

2011 juin 28
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Deforestacion

Este artículo se publicó en Altermondes y fue traducido por Alma Fernández Simón para Leloup Translations.

Los pulmones del planeta pierden su aliento. Las selvas contribuyen a la lucha contra el cambio climático, porque almacenan gas carbónico. Las selvas tropicales son las que lo hacen en mayor medida. Su preservación es por lo tanto un objetivo primordial para la humanidad y su medioambiente. Sin embargo, en la realidad, este objetivo tiene muy poco peso frente a los poderosos intereses económicos.

Por David Eloy

Un logro importante en un mundo que lo necesita realmente”. Con estas palabras, el Secretario General de la ONU, Ban Ki-moon, ha celebrado el acuerdo resultante de la Conferencia sobre el Cambio Climático de Cancún, el pasado diciembre. Entre los dispositivos clave: el REDD, un mecanismo destinado a reducir la deforestación, que es la causa del 15 al 20% de las emisiones de gases de efecto invernadero. Las selvas han regresado a la agenda política. ¿Por qué alegrarse? Según Frédéric Castell, responsable del programa biodiversidad, áreas protegidas y selvas del GRET: “Restringir el tema de las selvas al clima puede ser una trampa. Ya no nos planteamos la deforestación. Solo queremos monetizar un mecanismo”. Y su colega Jean-François Kibler insiste: “¿Acaso vamos a asistir a la dimisión del político que esté a favor del mercado?

Los motores de la deforestación

A pesar de que haya descendido sensiblemente la década pasada, la tala sigue progresando al alarmante ritmo de 13 millones de hectáreas por año. Y como muy a menudo ocurre, el fenómeno está muy mal repartido, ya que en primer lugar, las selvas retroceden en las regiones tropicales. Paradójicamente, la causa de la deforestación no es únicamente la explotación comercial de las maderas tropicales. Al contrario. “El rápido desarrollo del aceite de palma es, incontestablemente, uno de los motores principales de la deforestación”, recalca Alain Karsenty, economista en el CIRAD. “En el Sureste de Asia, más de un 50% de la expansión de las plantaciones de palmas aceiteras se ha llevado a cabo a costa de las selvas”. Y este hecho se ha extendido a África, empezando por Gabón, Liberia y la República Democrática del Congo (RDC). “El desarrollo de la agroindustria para responder a una demanda mundial creciente es lo que más se está poniendo en tela de juicio”, explica el economista. Y es que el aceite de palma está presente en casi todos los productos de consumo corriente, desde los congelados hasta los cosméticos.

Un problema de modelo

Los regímenes alimentarios a escala mundial han cambiado”, prosigue Alain Karsenty. “El consumo de carne roja no deja de aumentar, sobre todo en los países emergentes”. Brasil se ha propuesto convertirse en líder mundial en producción bovina. “Para lograr sus ambiciones, ha puesto en marcha una política de préstamos a tasa reducida, o casi nula, para que los ganaderos puedan aumentar su superficie”, precisa Jérôme Frignet, encargado de Campaña Selva en Greenpeace Francia. “El crecimiento exponencial de la producción bovina se lleva a cabo en detrimento del Amazonas”. Lo mismo ocurre con la expansión de las plantaciones de soja para alimentar a las vacas europeas. Pero la agricultura no es la única causa. Otro fenómeno está tomando importancia hoy en día. “En gran número de países, se observa una multiplicación de la apertura de minas”, se preocupa Alain Karsenty. “Los valores del hierro, del oro, del cobre… se han volatilizado. Actualmente es muy rentable abrir concesiones en zonas forestales que hasta ahora permanecían inaccesibles”. “Hoy en día pagamos treinta años de dejadez y de falta de inversión en las políticas agrícolas del Sur”, analiza Alain Karsenty. “Sin embargo, numerosos estudios prospectivos han demostrado que invirtiendo masivamente en la agricultura y sosteniendo las explotaciones familiares, tendríamos los medios para alimentar convenientemente al mundo, protegiendo las selvas al mismo tiempo”; de hecho, más bien se les ha pedido a los países del Sur que lo apostaran todo a la exportación y los capitales extranjeros. Esta política, basada en la explotación descarada de los recursos naturales del Sur por el Norte, ha tenido como consecuencia la promoción de un modelo de consumismo que no es para nada sostenible. El régimen alimentario occidental no se puede extender a los casi siete billones de individuos que pueblan el planeta. Los recursos no serán suficientes. “Hay que imaginar una sociedad de la sobriedad”, concluye Alain Karsenty. Y el primer paso deben darlo quienes tienen una responsabilidad histórica en esta situación: los países occidentales. “Mientras no reduzcamos la demanda de los países ricos de aceite de palma y de carne, necesitaremos acaparar el espacio ecológico de los países del Sur”, confirma Sylvain Angerand, encargado de Campaña Selvas en Amigos de la Tierra. “Hay que replantearse la concepción de las políticas de desarrollo adoptadas desde la Revolución industrial, basadas en el crecimiento”. Las políticas públicas europeas están en el punto de mira. Se les reprocha su falta de coherencia, algunos dirán su hipocresía. En efecto, ¿cómo se puede pretender luchar contra la deforestación adoptando una legislación que favorece los agrocarburantes? “Recientemente, la Comisión Europea ha reconocido que esa política podría traducirse, de forma indirecta, en un cambio de afectación de aproximadamente 4,5 millones de hectáreas de selva”, se ofende Jérôme Frignet. Y Sylvain Angerand se suma a esta opinión: “¡No se le puede exigir a Indonesia que proteja sus selvas y al mismo tiempo pedirle que exporte cada vez más aceite de palma!”. Y además, ¿qué se puede decir de los acuerdos de libre intercambio que la Unión Europea negocia con América Latina y a través de los cuales se comprometería a aumentar sus cupos de importación de carne bovina sudamericana, principal motor de la deforestación, a cambio de un acceso a los mercados públicos locales para sus empresas?

Buenas políticas

A los que se preguntan si reducir la demanda de los países del Norte no penalizaría a las poblaciones del Sur, Sylvain Angerand les contesta: “¿Acaso la expansión de las plantaciones de palma aceitera ha permitido la reducción de la pobreza en los países del Sur? ¡Ésta es la verdadera pregunta!”. Para ser beneficioso, el cambio político en el Norte debe acompañarse de un cambio político en el Sur. Brasil, que durante mucho tiempo ha sido tachado de muy mal alumno, hoy está dando ejemplo. Su tasa de deforestación es de 650 000 hectáreas por año, frente a los 2 millones de hectáreas de la década pasada. “El Gobierno Lula ha llevado a cabo políticas muy interesantes. La zonificación de la Selva Amazónica ha permitido delimitar con precisión áreas protegidas, territorios indígenas y distintas categorías de zonas de explotación forestal”, detalla Jean-François Kibler. El proceso es largo y complicado, pero asocia las distintas partes interesadas entre las que está la sociedad civil. “En 2006, Brasil decretó un moratorio sobre la conversión de las tierras para la producción de soja y detuvo su política de incentivar el desarrollo de soja en el Amazonas. El sindicato de negociantes se ha comprometido incluso a dejar de comprarles soja a los granjeros sospechosos de haber aumentado su superficie de terreno en detrimento de la selva”, dice Jérôme Frignet, lamentando que ahora haya que luchar en el frente de la ganadería bovina. En materia de lucha contra la deforestación, las buenas políticas pasan primero por el desarrollo de nuevas prácticas agrícolas. “No podemos conservar el modelo actual de producción agrícola, por razones tanto económicas como ecológicas”, recuerda Alain Karsenty. “Hay que reinvertir en la innovación agrícola, utilizando dinámicas naturales y apostando por la agricultura familiar”. La protección de la propiedad también es una prioridad. ¿Por qué no considerar que la protección o el desarrollo sostenible de las selvas puedan abrir derechos a la propiedad? En particular porque asegurando la propiedad, se evita que comunidades que preservan las selvas sean eliminadas de la noche a la mañana para otorgar una concesión a una empresa forestal o minera. “Los Penan de Borneo, así como los Kayapo del Amazonas nunca han sido consultados acerca de los proyectos de PRESAS que van a destruir los territorios forestales en los que han vivido siempre”, recalca Sophie Baillon del Survival France. “Nunca han dado su consentimiento. Está en contradicción total con los instrumentos internacionales ratificados por su país, como la Declaración de Naciones Unidas acerca de los derechos de los pueblos autóctonos o la Convención 169 de la Organización Internacional del Trabajo”. Son muchas las medidas que necesitan primero una reforma en profundidad del gobierno. “Necesitamos ayudar a algunos Estados a definir políticas a largo plazo para la utilización de las tierras, a adoptar y a hacer aplicar leyes realistas y equitativas, a rehabilitar la justicia…”, afirma Alain Karsenty. Si la ley forestal ha permitido reducir la deforestación en Brasil, es también porque el Estado está capacitado para respetarla. En 2011, el Estado congolés definirá su estrategia nacional REDD. Una apuesta considerable. “¿Cómo nos aseguramos de que la legislación actual se aplica en un país como la RDC?”, se pregunta Frédéric Castell.

A pillo, pillo y medio

La labor es enorme y el mecanismo REDD, apadrinado por la Conferencia de Cancún, llega en el momento preciso. “Las negociaciones climáticas atraen a los Estados del Sur con sumas considerables, haciéndoles perder la cabeza”, se lamenta Jérôme Frignet, temiendo la multiplicación de las estrategias y de los proyectos amañados para captar fuentes financieras. Indonesia, tercer país emisor de gases de efecto invernadero en el mundo, negocia en estos momentos un acuerdo con Noruega. En juego: el pago de un billón de dólares a cambio de una moratoria de dos años sobre la conversión de nuevas tierras en plantaciones. Sin embargo, el 31 de diciembre de 2010, víspera de la entrada en vigor de la moratoria, el gobierno atribuyó más de 3 millones de hectáreas de concesión para plantar palmeras aceiteras… “No creo en la eficacia de incitar con dinero a los Estados a preservar las selvas”, recalca Alain Karsenty. “La actitud más racional para un país no es cambiar sus prácticas (eso implica demasiados costes políticos), sino negociar las reglas más favorables y seguir haciendo ‘business as usual’”. Sin contar los efectos perversos derivados: cuando se paga a un país por proteger su selva, éste tenderá a querer más dinero por seguir haciéndolo. “En cambio, remunerar a los campesinos por contribuir activamente a la lucha contra la deforestación me parece una vía que habría que explorar. Hay deforestación porque otros usos son más rentables que la utilización sostenible de la selva, por lo menos para quienes talan”. Lo que resumen Frédéric Castell y Jean-François Kibler exigiendo que se unan mejor el desarrollo local y la protección del medioambiente. ¿Acaso eso no sería, parafraseando a Ban Ki-moon, un logro importante en un mundo que lo necesita realmente?

Petit propriétaire ou gros exploitant agricole : qui nous sauvera de l’insécurité alimentaire ?

2011 juin 27
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Article publié sur Sacsis.org et traduit de l’anglais vers le français par Elodie Labbé, traductrice pour Leloup Translations.

Par Saliem Fakir

La réforme agraire est de nouveau l’une des priorités du gouvernement sud-africain. Preuve que le plan de réforme des 17 dernières années est tacitement reconnu comme un échec. On peut y voir également les conséquences d’une insécurité alimentaire grandissante, les prix des denrées alimentaires étant toujours à la hausse.

Cette politique de réforme agraire sud-africaine n’est pas seulement une façon de compenser les pertes passées, c’est également une tentative de diversifier le secteur qui reste largement dominé par les fermiers blancs. Mais l’ouverture de l’espace agricole à de nouveaux agriculteurs a involontairement favorisé les plus grands exploitants.

Le résultat n’a pas été plus convaincant.

L’équilibre entre les petits et les grands exploitants agricoles est, pour plusieurs raisons, de prime importance. C’est ce qu’il nous faut à présent comprendre car c’est la manière dont nous gérerons cet équilibre qui déterminera la manière dont nous gérerons le défi de l’insécurité alimentaire.

L’insécurité alimentaire grandit en ce moment dans le monde entier et plus particulièrement en Afrique où l’agriculture n’a pas véritablement atteint les résultats escomptés, malgré l’énorme potentiel de l’agriculture pluviale et des cultures irriguées.

Quelques chiffres pour illustrer ce défi mondial : environ 925 millions de personnes sont sous-alimentées. Les pays en développement représentent 98 % de ce total, dont une majeure partie vit en Afrique sub-saharienne. Or, pour nourrir 1,4 milliard de personnes supplémentaires d’ici 2030 (soit une population mondiale de 9,1 milliards d’individus en 2050), il nous faudrait réaliser une augmentation de la production alimentaire mondiale de 50 %.

La course à l’alimentation de la population mondiale a donc commencé. La question demeure : qui sera le plus à même de satisfaire cette requête, petits ou grands exploitants agricoles ?

En termes d’économie de l’offre et de la demande, l’inflation du prix des denrées alimentaires engendre généralement une augmentation de la production, puisque des prix élevés incitent à davantage de plantation. Mais les bénéficiaires en sont surtout les gros exploitants agricoles et les exploitations agroindustrielles qui possèdent l’accès aux financements, une logistique bien établie et des liens solides avec le marché. Ils sont en général plus réactifs aux augmentations des prix des denrées alimentaires.

 

Il serait pourtant intéressant de se pencher sur le rôle joué par les petits propriétaires agricoles dans les pays en développement, et plus particulièrement en Afrique où les grandes exploitations industrielles ne se sont pas révélées aussi prometteuses que prévu.

Il existe traditionnellement un parti pris contre les petits exploitants. En Afrique du Sud, ils n’ont reçu que peu de soutien politique, subventions et autres financements à taux préférentiel. Cet apriori reste présent dans les mentalités malgré les modifications apportées à la politique agraire de 1994. Aujourd’hui encore, les petits exploitants sont perçus comme non-productifs et économiquement peu viables.

Un rapport publié par Oxfam et intitulé Who Will Feed the World? The Production Challenge[i], essaye de mettre fin à un certain nombre de croyances sur les exploitations familiales et les petits exploitants en général. L’article explique qu’au Vietnam et en Thaïlande, l’agriculture familiale est très productive, qu’elle représente une source de revenus suffisants et qu’elle apporte la sécurité alimentaire à de nombreuses populations rurales.

Les revenus des petites exploitations peuvent s’avérer bien plus profitables aux régions rurales que ceux des grandes exploitations étrangères ou orientées vers l’exportation : ils seront dépensés localement. Il ne s’agit plus alors seulement de faire diminuer le taux de chômage mais aussi de profiter à d’autres activités économiques locales. En Afrique cependant, une combinaison de différents facteurs maintient le parti pris en faveur des grandes exploitations.

Des pays disposant de fonds souverains importants comme la Chine et l’Arabie Saoudite, achètent de grandes portions de terre dont beaucoup sont situées en Afrique. Ils y cherchent une réponse aux besoins alimentaires de leurs populations grandissantes et à palier leur insécurité alimentaire. Ils ont tendance à favoriser les denrées alimentaires de base et les cultures de rendement à la fois rentables et nécessitant une faible charge de travail.

L’Afrique enregistre en ce moment le taux le plus bas de productivité agricole du monde. Dans ce contexte, le manque d’infrastructures, les vastes étendues géographiques et les conflits confortent le parti pris politique en faveur des grandes exploitations agricoles.

Les fermes industrielles sont souvent synonymes de plus grande productivité. Elles ont des avantages financiers par rapport aux petites exploitations : les investisseurs étrangers injectent des sommes importantes dans l’aménagement des routes, les plans d’irrigation, les sources d’énergie et créent de nouveaux liens commerciaux. Sans oublier que les grandes structures attirent par leurs promesses de beaucoup d’emplois et d’argent.

Au cours de la prochaine décennie, l’exode rural devrait doubler en Afrique du Sud. La demande en nourriture augmentera tandis que la main d’œuvre agricole pour labourer et moissonner les champs diminuera.

Les partisans du renouveau agricole en Afrique voient là un signe en faveur de la défense des grandes exploitations agricoles. Ils affirment que l’agriculture moderne – en termes de technologie, de marchés et de finances – favorise les grandes exploitations qui font de plus grandes économies d’échelle, sont plus productives, plus efficaces et représentent la seule réponse suffisamment rapide à la demande alimentaire grandissante.

Les opposants, quant à eux, soutiennent que ce modèle a tendance à favoriser les entreprises agroindustrielles. L’agriculture devient alors trop industrielle et moins à l’écoute des préoccupations des plus pauvres.

Les petits exploitants peuvent aussi être expropriés par le développement des grandes exploitations agricoles. Les gouvernements africains, en quête d’investissements étrangers, peuvent parfois accorder des concessions qui impliquent des déplacements de populations, soulevant ainsi, entre autres, la question du droit foncier qui passe alors à un second plan.

Les fonds souverains étrangers qui possèdent ces grandes étendues de terre peuvent aussi ébranler les objectifs de développement nationaux. Ces derniers ne sont pas forcément favorables aux pauvres, même s’ils génèrent des emplois.

Même si le Brésil a montré que les grandes exploitations agricoles orientées vers l’exportation (de culture de rendement comme le soja) peuvent stimuler les recettes en devises et augmenter ainsi les réserves du pays, il n’en est pas toujours vrai des fermes possédées par des fonds souverains étrangers (cela dépend de la façon dont les gouvernements établissent les conditions de rapatriement des capitaux sur les revenus). Accéder à la terre ne signifie donc pas toujours répartir les bénéfices localement et de façon conséquente.

Les pays en développement s’en tireraient parfois à meilleur compte avec des solutions à moindre mal. Des entreprises de grande distribution, comme des supermarchés, possèdent de solides chaînes d’approvisionnement et peuvent favoriser la production des petits exploitants. Ces entreprises sont plus enclines à produire des richesses localement que la vente inconditionnelle de terres à des exploitations étrangères.

Une entreprise de distribution poussée vers une démarche de soutien des plus démunis peut s’assurer que les contrats préservent l’identité des petites exploitations africaines. Cela permettrait également de transformer la production de cultures de base vers des cultures à forte valeur. Ces entreprises apporteraient une stabilité financière à travers des contrats de longue durée.

Les grandes exploitations agricoles sont parfois justifiées quand les récoltes ont une courte durée de conservation, nécessitent de bonnes conditions de stockage et des infrastructures qui permettent le transport rapide vers les marchés étrangers. Les grandes exploitations mécanisées sont aussi probablement plus adaptées à des régions où la main d’œuvre est absente.

Aujourd’hui pourtant, cinq millions de petites exploitations permettent de nourrir deux milliards d’individus et représentent une part importante du système agricole. Mais la plupart d’entre elles (environ 60 %) produisent seulement assez pour subvenir à leurs propres besoins et doivent parfois acheter des denrées alimentaires complémentaires.

L’article d’Oxfam appelle à une diversité agricole en insistant sur le fait que les petites exploitations peuvent largement améliorer et valoriser l’économie rurale africaine, lorsque des politiques et des mesures de soutien adéquates sont mises en place. Etonnement pourtant, ce document ne parle que très peu des coopératives ou des fermes de propriété publique.

Une approche pragmatique du sujet serait nécessaire. Ce n’est plus, comme de nombreuses études ont voulu le démontrer, un simple problème de choix entre l’une ou l’autre des deux options. Les petites exploitations peuvent générer bien plus qu’une simple activité économique dans les régions rurales, elles peuvent aussi jouer un rôle de protection du capital social. Les grands propriétaires qui voient l’agriculture comme une possibilité d’investissement ne sont pas près de changer leur approche pour préserver un mode de vie.

Fakir est un écrivain indépendant basé à Cape Town.

Lire plus d’articles de Saliem Fakir.

Source : « The South African Civil Society Information Service » (www.sacsis.org.za).  Pour  plus d’informations,  reportez-vous à Politique sur les droits d’auteur.


[i] Qui nourrira la planète ? Le défi  de la production alimentaire.

Allianz-Konzern finanziert Regenwaldvernichtung

2011 juin 21
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Die Allianz-Gruppe aus München ist nach Umsatz und Marktkapitalisierung der weltgrößte Versicherungskonzern und einer der größten internationalen Finanzdienstleister. Über ihren Fonds RCM Global Agricultural Trends investiert die Allianz gleich in drei der größten und schlimmsten Palmölkonzerne: Wilmar mit Sitz in Singapur, die IOI-Gruppe aus Malaysia und Golden Agri Resources (GAR) aus Indonesien. Mindestens eine Million Hektar Palmölplantagen haben die drei Palmölkonzerne bereits in Regenwaldgebieten gerodet und dabei auch eine Vielzahl schwerer Landkonflikte mit den dort lebenden Menschen entfacht.

Getrieben von der ständig steigenden Nachfrage wurden 2010 bereits weltweit 51 Millionen Tonnen von dem billigen tropischen Öl abgesetzt. Die stark gestiegenen Palmölpreise haben den Firmen dabei Rekordeinnahmen beschert. Seit kurzem investieren die Konzerne auch massiv in die Anlage von Palmölplantagen in Afrika. Ölpalmen benötigen rund ums Jahr hohe Tempera

turen und Feuchtigkeit – Klimabedingungen wie sie in den feuchten Tropen herrschen.

Eng mit dem Palmölgeschäft verbunden ist der Einschlag von Tropenholz. Der Verkauf tropischer Edelhölzer ist eine weitere wichtige Finanzquelle der Unternehmen, um damit neue Ölpalmplantagen anzulegen. Deshalb konzentrieren sich neue Palmöl-Monokulturen vor allem auf unberührte Regenwald- und Torfwaldgebiete. Golden Agri Resources bündelt das Palmölgeschäft der indonesischen Sinar Mas-Gruppe, zu der auch Asia Pulp and Paper (APP) gehört, der größte Papier- und Zellstoffhersteller Asiens.

Auch sogenannte Nachhaltigkeitslabel und -zertifikate halten die Konzerne nicht davon ab, den Regenwald abzuholzen und den Menschen ihr Land zu rauben. Rettet den Regenwald, Globalfilm und indonesische Umweltschützer haben gemeinsam den Betrug mit den Siegeln in dem Filmbericht « Die Nachhaltigkeitslüge » dokumentiert.

Die Allianz-Gruppe ist nach U

msatz und Marktkapitalisierung der weltgrößte Versicherungskonzern und einer der größten Finanzdienstleister. Letztere Aktivitäten sind in der Allianz Global Investors AG (AGIF) mit Sitz in München zusammengefasst. Die Gesellschaft umfasst die Vermögensverwaltung (Asset-Management) des Konzerns sowie von Privatanlegern, institutione

llen Anlegern, Investment- und Pensionsfonds.

Der Fonds Allianz RCM Global Agricultural Trends hat ein Anlagevermögen von aktuell 313 Millionen Euro (Stand 30.5.2011). Der Teilfonds konzentriert sich am globalen Aktienmarkt auf Unternehmen insbesondere aus den Bereichen Produktion, Lagerung, Transport und Vertrieb landwirtschaftlicher Rohstoffe. Im Jahresbericht 2010 des Fonds schreibt die Allianz: „Die Aktien aus dem agrarwirtschaftlichen Bereich entwickelten sich während der vergangenen zwölf Monate bemerkenswert positiv” und weist dabei u.a. auf die “erhebliche Beiträge von Palmöl” hin.

Wilmar beliefert über seine Palmölraffinerie in Brake bei Bremen direkt den deutschen Markt. IOI betreibt im Hafen von Rotterdam eine riesige Palmölraffinerie (Loders Croklaan), die den europäischen Markt und Deutschland versorgt. Die Sinar Mas-Gruppe beliefert unter anderem den Schweizer Nestle-Konzern mit Palmöl.

Silence dangereux

2011 juin 21
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Article de Dr. James E. Hansen publié sur ClimateStoryTellers et traduit par Leloup Translations

Je dénonce le projet de construction d’un pipeline de sables bitumineux entre le Canada et les USA

Le Département d’État des États-Unis semble être sur le point d’adopter, sauf en cas d’objections suffisantes, la construction d’un énorme pipeline, connu sous le nom de Keystone XL, qui transporterait des sables bitumineux (environ 830 000 barils par jour) jusqu’aux raffineries texanes. La communauté scientifique doit à présent se mobiliser et monter au créneau. Si ce projet gagne l’approbation, il sera extrêmement difficile de contrôler ce monstre de sables bitumineux. Les impacts de l’exploitation des sables bitumineux sur l’environnement comprennent : des effets irréversibles sur la biodiversité, des réductions de la qualité de l’eau, une destruction de la forêt boréale fragile et encore intacte et de ses marécages, une mauvaise gestion aquatique, une fragmentation et une perte de l’habitat naturel,  un bouleversement des cycles de vie de la faune locale, en particulier des migrations d’oiseaux et de caribous, des malformations des poissons et des effets néfastes sur la santé des communautés qui y vivent. Bien qu’il existe de nombreuses objections à l’exploitation des sables bitumineux et au pipeline, telles que la destruction de l’environnement canadien, la possibilité de fuites le long du pipeline, seules, ces objections n’arrêteront probablement pas le projet.

L’objection principale est que l’exploitation des sables bitumineux rendrait improbable la stabilisation du climat et entraînerait des impacts désastreux sur celui-ci. On estime que les sables bitumineux contiennent (consultez par exemple : IPCC Fourth Assessment Report) au moins 400 GtC (soit 200 ppm CO2). Les réserves de pétrole et de gaz dont nous disposons actuellement suffisent amplement à faire monter le CO2 contenu dans l’atmosphère au-dessus de la barre des 400 ppm, à partir de laquelle la vie terrestre est en danger. Cependant, si les émissions issues du charbon sont progressivement supprimées au court des prochaines décennies et si les combustibles fossiles non traditionnels, tels que les sables bitumineux, ne sont pas exploités, une stabilisation du climat reste envisageable.

Supprimer progressivement les émissions issues du charbon constitue en soi un défi énorme. Cependant, si on y ajoute les sables bitumineux, la partie est perdue d’avance. Il n’existe aucun moyen de retraiter le CO2 produit par la combustion du pétrole, laquelle est majoritairement issue des véhicules.

Les gouvernements agissent comme s’ils n’étaient pas conscients du fait qu’il y existea une limite au carbone issu des combustibles fossiles que l’on peut rejeter dans l’air. Ce carbone que l’on a introduit dans l’atmosphère va stagner dans les réservoirs de surface pendant des millénaires. Il nous est possible d’extraire une fraction de ces excès de CO2 grâce à des pratiques agricoles et forestières améliorées, mais il sera impossible de revenir à un niveau de CO2 sans danger pour la vie terrestre si tout le charbon dont on dispose est brûlé sans stockage du carbone produit ou si les combustibles fossiles non-traditionnels, tels que les sables bitumineux, sont exploités.

Un document de description du projet de pipeline est consultable ici. Vous pouvez soumettre des commentaires ici, ou par email à keystonexl@cardno.com.

Je soumets en ce moment un commentaire expliquant pourquoi l’analyse des risques du projet comporte des failles et est insuffisante, notamment au vu des informations dont nous disposons aujourd’hui sur le changement climatique provoqué par l’homme. Je fais remarquer que les anciens objectifs du gouvernement pour réduire le réchauffement climatique provoqué par l’homme sont aujourd’hui reconnus inadéquats. En particulier, l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°, plutôt que d’en faire un seuil de sécurité, nous conduit tout droit vers de futurs désastres climatiques mondiaux. Je joindrai à ce commentaire les travaux suivants que j’ai récemment cosignés :

Paleoclimate Implications for Human–Made Climate Change disponible ici,

Earth’s Energy Imbalance and Implications disponible ici,

The Case for Young People and Nature: A Path to a Healthy, Natural, Prosperous Future disponible ici.

 

J’ajouterai également au commentaire que ce projet n’est pas en faveur de l’intérêt national américain, puisqu’il engendrera de nombreux effets négatifs sur la population et l’environnement, et contribuera de manière considérable au changement climatique. Ces impacts doivent être mesurés avant que le projet ne soit mené plus en avant.

Il me semble qu’un grand nombre de critiques pourrait avoir un effet et permettre d’effectuer une analyse plus précise des risques, et ainsi peut-être éviter ce projet en forme de catastrophe.

 

Dr. James E. Hansen est directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA à New York et professeur adjoint au Département de la Terre et des sciences de l’environnement de l’Université Columbia. Hansen est célèbre pour ses recherches dans le domaine de la climatologie. Sa déclaration devant le Sénat américain en 1988 fit la une du New York Times et favorisa une prise de conscience plus large du changement climatique. Les travaux de Hansen ont inspiré de nombreux scientifiques et activistes dans leur recherche de solutions contre le changement climatique. Au cours des dernières années, Hansen s’est engagé pour la réduction des effets du changement climatique, cette action a conduit à plusieurs reprises à son arrestation. Son livre Storms of My Grandchildren: The Truth About the Coming Climate Catastrophe and Our Last Chance to Save Humanity a été publié en 2009.

Wage increases would not be bad for Europe!

2011 mai 19
by admin

Published on the 10.03.2011 by FEPS.

The recent peremptory statement of the President of the European Central Bank (ECB) on the increase of wages (“the worst thing to do at the present moment”) illustrates the point at which the “TINA” (there is no alternative) mentality came into being in European economic circles. Therefore, there would only be one way to exit from the crisis. This statement reaches one of the main elements of this competitiveness pact made by the Franco-German couple: an automatic indexation of wages has to be abandoned and wage-increases should definitely be avoided in the near future. Mr Trichet thus well prepared the field for the traditional monetarist approach: their argument is that there is a high risk of inflation at the moment. Please don’t move! The reasoning behind is that Europe cannot do anything about the oil and other raw material price surge. However, Europe should do everything possible to prevent the so-called second round return, especially a raise in wages. Both employers and trade unions should have constantly in mind the key objective in the long-term perspective: price stability.

Don’t be amnesiac. First of all, the deep roots of the crisis lie in the increase in inequalities in the last 20 years at least, coupled with market deregulation. This, together with cuts in public spending (for education and healthcare for example) and tax reliefs for high incomes and wealth, favoured high rates of saving in Europe and a very high level of private debt in the US, which finally caused the crisis. Secondly, aggregate demand is determinant for the recovery of our economies. If every European Member State embarks on public spending cuts and wage moderation, the recovery cannot come from an increase in consumption and this is in particular the fact for Germany. But be aware that if austerity packages are implemented everywhere, public investment will go rapidly and substantially down. Only an increase in private investment will then be favourable to maintain output. But with wage moderation, also this seems questionable, given the poor increase in demand. Thirdly, a rise in wages does not necessarily imply a rise in inflation if there exist unused productive capacities. It could even in the medium term imply a rise in private demand for capital goods and in that case, the effect on growth and employment could be positive. This is especially the case if one considers core inflation levels. It could even lead, in the medium-term to a better rentability of capital.

It is outrageous and scandalous that the recent increase in inflation due to food and energy price increases seems to be the consequence of highly speculative activities in these markets, not reflecting a shortage in supply. When Mr Trichet, Ms Merkel and Mr Sarkozy are saying Europe can’t do anything about that and therefore there is a high risk of inflation in the whole Euro-zone and as a consequence wages should not be raised, the normal citizen is paying again TWICE: first higher prices for petrol and second therefore a diminution of his living standard. Meanwhile, the real convergence of the European economy is far from achieved. Europe is still suffering major imbalances, requiring a differentiation on the level of redistribution for different sectors and regions.

An increase in wages and public jobs creation is very beneficial for growth. Let us create jobs for growth! Growth for jobs has never worked!